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Dans les sociétés de capitaux (telles que la SA), les (nouveaux) investisseurs prennent régulièrement participation dans l'entreprise en apportant de nouveaux capitaux sociaux et reçoivent en contrepartie un nombre correspondant de parts (actions) du capital social de la société. Il en va autrement dans le cas d'une coopérative : d'une part, la coopérative ne dispose pas nécessairement d'un capital social. D'autre part, si la coopérative dispose d'un capital social, celui-ci ne peut, en vertu de la loi, être fixé à un montant déterminé. Cela correspond au principe de la « porte ouverte », selon lequel la coopérative doit rester ouverte à tout moment à de nouveaux membres. S'il existe un capital social, chaque membre est légalement tenu de souscrire au moins une part de capital sous la forme d'un certificat de part.
 

Cela signifie également qu’un membre peut détenir (dans le cadre des statuts) plusieurs certificats de parts. Pour les investisseurs, le contrôle de plusieurs certificats de parts offre toutefois nettement moins d’avantages que dans le cas d’une société de capitaux : l’assemblée générale des coopératives fonctionne selon le principe du vote par tête (une voix par membre), et le bénéfice de la coopérative n’est en principe pas versé sous forme de dividendes, mais revient au patrimoine de la coopérative (sauf disposition contraire des statuts). De plus, les parts sociales des coopératives (contrairement aux actions) ne peuvent pas non plus être constituées en titres.
 

Pour ces raisons, un investissement financier dans une coopérative ne s’effectue généralement pas par la souscription de parts sociales, mais par l’octroi de prêts, et le rendement est obtenu par le biais de paiements d’intérêts (et non par des distributions de bénéfices).

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